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Chapitre 3 : Et si c'était toi

Elle se dirige vers sa penderie, et attrape deux tee-shirts, elle fixe mon regard et me demande si j’en veux un, j'acquiesce. Elle m’en tend un avant d’enfiler le sien, beaucoup trop grand, visiblement pour elle. Je l’enfile à mon tour, sans même regarder à quoi je ressemble et je la suis dans sa cuisine….Elle attrape le plat des pâtes carbonara, qu’elle fait réchauffer au micro-ondes, en m’installant sur le canapé, je souris en repensant à ce qui vient de se passer. De son côté, elle récupère le paquet de cigarette qu’elle avait laissé dans le tiroir de sa cuisine, elle ramasse le cendrier qui était sûr sa table de bar en face du tiroir, et elle se dirige sur le canapé, elle pose le cendrier sur la table basse, sort une cigarette et m’en tend une.



  • Tu en veux une ? me demande-t-elle

J’hésite, cela fait maintenant quelques mois que j’essaye d’arrêter de fumer, mais l’odeur de la cigarette me donne envie, et puis, de toute façon, cette soirée est tellement surprenante que j’accepte sans vraiment réfléchir.

Elle allume sa cigarette en me regardant dans les yeux, encore une fois ses yeux me font fondre de l’intérieur, elle a un regard qui ne me laisse pas indifférente. J’allume la mienne à mon tour en tentant de lui adresser le même regard qui mêle confiance en soi, assurance avec une pointe d’érotisme, qui ne m’est pas du tout naturel, en tant normal, je suis plutôt une personne réservée, en y pensant, j’explose de rire, cette soirée est vraiment très loin des soirées que j’ai l’habitude de passer en temps normal.

  • Pourquoi tu rigoles ? Me dit-elle en s’approchant lentement de moi. Je pensais à ….

Je manque de m'étouffer avec la fumée de ma cigarette quand elle m’embrasse la nuque.

  • Au moment où j'étais en train d’embrasser ta poitrine ? j’imagine, me répond-elle, tout en passant le bout de ses doigts sur mes seins qui pointent sous son large tee-shirt.

Puis, elle recule d’un mouvement en me fixant du regard. Elle éteint sa cigarette dans le cendrier et part chercher le plat de pattes dans le micro-ondes réchauffé qui sonne depuis maintenant plusieurs secondes. En revenant, elle le pose sur la table basse, et me tend une des deux fourchettes, on mange le repas, tout en se regardant.


-La situation paraît hors du temps-


Elle m’indique qu’elle part se doucher, je profite de cette occasion pour observer et me balader dans son appartement, j’aperçois des photos de famille, des photos d’elle sûrement plus jeune, ou est-ce une de ses sœurs ? Je m’arrête vers sa bibliothèque dans laquelle une dizaine de livres y sont posés, certains traitent de comment améliorer ses capacités sportives tandis que d'autres traitent d’alimentation saine, “quel cliché” cette femme, si je tombe sur un livre sur comment développer son business tout en investissant son argent, je fuis cet appartement. Ça doit être son jour de chance, car elle n’en a pas.


Quand elle revient de la douche, seule, avec comme revêtement, une unique petite serviette pour cacher son bassin, je me surprends à rougir. Ses cheveux humides plaqués en arrière, sa poitrine nue, et les gouttelettes d’eau qui ruissellent sur son corps, me font monter vagues de chaleurs monter en moi, elle a vraiment un réel sex-appeal cette femme. Cependant, mes envies coquines sont vite stoppées quand elle m’explique comment se servir de sa douche. J’en déduis qu’elle a envie d’aller se coucher, j’en profite pour regarder mon téléphone, il est 2h45


  • 2h45 ??, m' exclamais-je, dans son salon, VRAIMENT!!

  • Oui, c'est ce que je viens de constater aussi, il va falloir que j’aille dormir, il me reste moins de 5h de sommeil, est-ce que tu veux rester là pour la nuit ?

  • Ça ne te dérange pas ?

  • Parce qu’avoir une belle femme, qui fait bien l’amour, dans mon lit devrait me déranger ?

  • Tu es vraiment con…. Je vais devoir accepter vraiment pour être polie alors. Tu dors de quel côté ?

  • Le côté droit !

Je m’installe du côté gauche, j’ai volontairement gardé son large tee-shirt, n’ayant pas eu le courage de vêtir ma petite nuisette, mes paupières sont devenues lourdes, et je n’ai qu’une envie à ce moment-là, c'est de pouvoir dormir. Je me retourne vers elle et je lui souris un peu naïvement, en me regardant, elle me chuchote :

  • C’était vraiment cool cette soirée avec toi,

  • bonne nuit à toi aussi

Elle m’embrasse, se tourne pour éteindre la lumière…


Au moment où le réveil sonne à 6 h 59, mon cœur semble s’arrêter et une nausée m’envahit. Vraiment le manque de sommeil, n’est pas quelque chose qui me réussit ! je me glisse davantage sous la couette, en ayant envie d’insulter Julie, ma colocataire de laisser, encore une fois, sonner son téléphone aussi fort le matin. Mais je suis surprise par une voix qui ne m’est pas familière.

  • Il va falloir que tu te réveilles, Flora…

Je sursaute d’un coup, en retirant la couette de ma figure, j’aperçois le visage d’Alix, tétanisée, je me remets sous la couette en vérifiant qu’aucun filet de bave se traîne sur l’embouchure de ma bouche.

  • C’est tout l’effet que je te fais, s'esclaffe-t-elle ! Je t’ai préparé le petit déjeuner, désolée de devoir te réveiller si tôt, je commence tôt ce matin..

Je lui indique que j’arrive, en me levant du lit, je jette un bref coup d'œil au miroir qui orne sa penderie, et j’en profite pour attacher mes cheveux tout ébouriffés, puis je sors vers la cuisine.

  • Je suis désolée, je ne suis vraiment pas du matin. Je vois ça, me répond-elle en rigolant, café ou thé ?

  • Un thé suffira, merci

Elle me le tend, et file finir de se préparer dans la salle de bain. Je ne comprendrais jamais les gens du matin, pour moi, il existe vraiment deux mondes distincts. Après avoir bu mon thé, j’en profite pour rassembler toutes mes affaires, et me changer rapidement, je fais un bref détour dans la salle de bain, pour me brosser les dents. La tension qui hier nous liait semble avoir complètement disparu ce matin, c’est assez étrange ce type de situations pas communes pour moi.

Elle prépare ses affaires, en même temps que les miennes, et lorsque nous arrivons devant sa porte d’entrée, elle m’embrasse langoureusement, en prenant ma nuque entre ses mains, en s’excusant, une nouvelle fois pour ce matin, elle m’explique qu’avec son poste de manager, elle aime bien arriver en avance et que le matin, elle n’a pas pour habitude d’être très loquace. Elle me fait un dernier signe d’au revoir quand sa voiture démarre, et moi, de mon côté, j’en profite pour faire un débrief en note vocal à Julie, qui attend impatiemment que je lui raconte toutes mes péripéties de la veille.

….


En arrivant à la faculté, j’ai l’impression que tout le monde me regarde, en même temps, ce n’est pas dans mes habitudes d’arriver pas coiffer et en jogging avec 1h de retard, j’ai eu la bonne idée de me rendormir lorsque je suis arrivée chez moi ce matin, mais j’ai oublié de mettre mon réveil. Mon entrée fracassante fait impression au professeur qui dans l’amphithéâtre m’indique de m’installer rapidement. Mes copines ne manquent pas de me dévisager de haut en bas :

  • T’étais où hier soir toi, meuf ? me demande Salomé

  • Ça fait des soirées sans nous, cachotière va, surenchérit Liselotte

  • Ouais, vu sa tête, moi, je dirais qu’elle était avec un homme ! réponds Salomé

  • Un homme, une femme ouais… répond Téa

Je n’ai même pas le temps de répondre qu’un “chuuuutt” de la part des camarades de devant se fait entendre

  • Bon allez dit, chuchote Salomé

  • J’étais avec la nana dont je vous parlais l’autre fois ..

  • Mais non ? Se met à crier Salomé

  • Les élèves de devant se retournent en nous lançant un regard noir.

  • Je vous raconterai plus tard..

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